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Orgue

L'orgue

console

La console

transmission cables

Les registres : derrière les vergettes, transmission par cables


L'orgue de l'église de Han

L'orgue a été construit par Jean VAN DE CAUTER et Gerard DE GRAAF entre 1957 et 1959.
(Gerard De Graaf est décédé en 2013, le 12 avril à El Carpio, Espagne)

A la façon des orgues du Nord de l'Europe au XVIIème siècle, l'orgue de Han possède deux claviers et un pédalier. Soit trois plans sonores distincts et indépendants. Les tuyaux sont disposés dans l'espace selon leur fonction: ceux du Grand Orgue (1er clavier) dans le corps principal (tourelle centrale et deux plates-faces); ceux du Positif (2me clavier), juste au-dessus du pupitre de l'organiste et ceux du pédalier dans les deux grandes tourelles latérales encadrant le corps principal.
La composition de l'instrument est inspirée de la structure de l'orgue d'Europe du Nord de la fin de la Renaissance et du début du baroque. Chaque clavier est bâti sur le Plenum (Plein-Jeu) auquel s'ajoute chaque fois au moins un jeu d'anches : Une Trompette 8' au Grand Orgue, une Musette 8' au Positif, un Basson 16' et un jeu d'anche de deux pieds à la pédale: Chalumeau 2'. Ce dernier permet de faire entendre le Cantus Firmus 3 au Soprano dans les chorals, avec Plenum au Grand Orgue. Ce type de disposition polyphonique est explicitement décrite par Samuel SCHEIDT dans son introduction à la TABULATURA NOVA (1624). Cette façon de jouer les chorals était conçue pour une raison tout à fait pratique et fonctionnelle : soutenir l'accompagnement du chant d'assemblée dans les pays nordiques.
La console est en fenêtre et la transmission entièrement mécanique, garantissant l'interaction la plus directe possible entre le jeu de l'organiste et le résultat sonore. Le tirage des jeux, mécanique lui aussi, procède par un système de câbles sur poulies.

La tuyauterie est disposée chromatiquement (par demi-ton) au Grand Orgue et au Positif, diatoniquement (par ton) à la pédale. Elle est harmonisée avec franchise. Les pieds sont fortement ouverts, afin de retrouver l'harmonisation « plein-vent » pratiquée durant la Renaissance. Tout cela confère à l'instrument beaucoup de caractère et - il faut le souligner - une personnalité tout à fait exceptionnelle tant à l'époque de sa construction qu'aujourd'hui.
Ne se limitant pas à une simple copie d'un orgue ancien, l'orgue de Han allie le respect de la facture instrumentale traditionnelle avec une certaine modernité en vigueur à l'époque. Hormis le système de câble pour le tirage des jeux, l'esthétique du buffet est volontairement moderne, avec ses lignes fuyantes et ses tuyaux de façade en cuivre flammé. Par ailleurs, le meuble, bien proportionné, est structuré en fonction de l'esthétique sonore de l'instrument. Remarquons encore le design contemporain aux allures « art déco» de la console, du pupitre et des pommeaux de registres (en palissandre).

Composition de l’orgue de Han

GRAND-ORGUE
56 touches (Do 1 - Sol 5)
POSITIF
56 touches (Do 1 - Sol 5)

Montre 8’
Bourdon 8’
Prestant 4’
Flûte douce 4’
Quarte 2’
Fourniture IV
Trompette 8’


Bourdon 8’
Flûte 4’
Doublette 2’
Plein-Jeu IV
Musette 8

PÉDALE
30 marches (Do 1 - Fa 3)
ACCESSOIRE AUX MAINS
Soubasse 16’
Cor de chamois 8’ (= en fait, un Principal 8’)
Quintaton 4’
Mixture III
Basson 16’
Chalumeau 2’ (= une anche douce)


Un registre actionne
les jalousies du Positif

Diapason : 440 Hz
Tempérament : Kirnberger III

 

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